Archives de Catégorie: Israël autrement

L’Orchestre national de Palestine fait ses débuts, y compris en Israël

L’Orchestre national de Palestine (ONP), le premier ensemble de musiciens professionnels classiques palestiniens depuis 1948, a fait ses débuts ce week-end, à Ramallah, Jérusalem et dimanche soir à Haïfa.

L’ONP, qui comprend quelque 40 musiciens, a joué sa toute première série de concerts vendredi à Ramallah,  samedi à Jérusalem pour finir à Haïfa (nord d’Israël), où vit une importante communauté arabe israélienne.

« Aujourd’hui un Orchestre, demain un Etat », a affirmé Suhail Khoury, directeur du Conservatoire national de musique Edward Saïd (du nom de l’intellectuel, essayiste et musicologue palestino-américain décédé en 2003), pépinière de la musique classique et traditionnelle palestinienne. « La tâche de rassembler des musiciens palestiniens afin d’ajouter une nouvelle pierre à l’édification d’un Etat palestinien indépendant a été une tentative très difficile », « Nous, musiciens, sommes persuadés qu’un Etat ce n’est pas seulement des bâtiments et des routes, mais, et c’est le plus important, des gens, leurs valeurs, leurs arts et leur identité culturelle », a plaidé M. Khoury.

Au programme: le concerto roumain de Gyorgy Ligeti, du Mozart et la symphonie No 4 de Beethoven.

Source : Afp

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La révolution qui transforme l’industrie du vin israélien

Daniel Rogov, critique de vins et de restaurants pour Haaretz: "Nous avons un bon réservoir de vignerons qui ont bénéficié d'une formation et d'une expérience internationale".

Son climat ultra-coopératif, ses nouvelles variétés de raisin de grande qualité et l’expertise de jeunes vignerons ayant étudié à l’étranger, voilà ce qui amène Israël à vivre une véritable révolution du vin.

Noé a peut-être pris un mauvais départ quand il a planté sa vigne en Israël mais, au moins, ses descendants sont en train de rattrapper le coup. Tout autour du monde, les vins israéliens gagnent des prix et reçoivent des louanges, ce qui rend les vignerons locaux ivres de fierté.

La grande star américaine du vin, Robert Parker, en dit d’ailleurs: « Les vins israéliens ne cessent de s’améliorer et certains d’entre eux sont vraiment superbes ». Des magazines spécialisés, tels que le Wine Spectator écrivent que « la qualité des vins israéliens est dans une dynamique positive ». De nombreuses critiques oenologiques de haute volée (mais aussi plein de gens normaux qui cherchent quelque chose à boire pour le dîner) sont en train de découvrir que les vins israéliens ne servent pas qu’au kiddoush (bénédiction) du vendredi soir.

Mais qu’est-ce qui a donc changé depuis que la bouteille normale de vin israélien n’est plus une non-expérience sirupeuse et gluante? (Ce qui est une fidèle description du vin tel qu’il était produit par les vignobles du Mont Carmel lorsqu’ils furent fondés par Edmond James de Rothschild en 1882). Plein de choses. A la fois en ce qui concerne le savoir-faire et en ce qui concerne la passion maintenant débridée des Israéliens pour la fabrication du vin.

Daniel Rogov, critique local de vins et de restaurants, affirme ceci, à propos de l’industrie du vin israélienne actuelle: « Nous avons un bon réservoir de vignerons qui ont bénéficié d’une formation et d’une expérience internationale, certains nés en Israël, d’autres non. Nous avons des vignerons de classe internationale et c’est très important ». […]

Pour lire la suite (source MFA)

 

Google offre un million de shekels après l’incendie en Israël

1 million de shekels, c’est la somme que Google Israël s’est engagé à offrir aux autorités israéliennes pour aider au reboisement du Mont Carmel dévasté par un gigantesque incendie. Le geste a, bien sûr, été salué par la presse et les responsables politiques israéliens d’autant que Google prend une place grandissante dans la société israélienne. En effet, le célèbre moteur de recherche vient de lancer Googgle books Israël, un service en ligne qui permet d’accéder aux livres en Hébreu scannés et indexés. Le géant américain a également passé un accord avec Le département israélien des Antiquités pour mettre en ligne les rouleaux de la mer Morte. Ce projet, d’un coût de 3,5 millions de dollars (2,5 millions d’euros), vise à rendre ces documents disponibles gratuitement au public.

Source : http://streetgeneration.fr/news/breves/23586/google-offre-un-million-de-shekels-apres-lincendie-en-israel-mont-carmel/

En cuisine, il n’y a ni nationalité, ni religion

« Travailler en cuisine avec des instruments aiguisés ne signifie pas que l’on doive s’entre tuer », dit un des chefs de l’équipe multiethniques qui a mené Israël à la gloire.

Quatre chefs de l’équipe multiethnique israélienne appelée « Goût de la paix » ont reçu trois médailles d’or et un diplôme d’honneur lors de la compétition internationale Villeroy & Boch 2010 Culinary World Cup au Luxembourg, du 20 au 24 novembre dernier.

« L’idée est de montrer la paix à travers les plats que nous faisons», dit Sarkis Yacoubian, chef instructeur arménien de Jaffa qui a fondé « Goût de la paix » avec un arabe chrétien, Goric Johnny, chef exécutif à l’hôtel Intercontinental de Jéricho.

L’équipe compte parmi elle Charlie Fadida,  chef exécutif juif de l’hôtel Sheraton à Tel-Aviv, et son sous-chef, arabo-musulman Imad Shourbaji. Quatre étudiants en cuisine et un instructeur du restaurant à Notre-Dame de Jérusalem Center sont venus pour l’événement qui est considéré comme les Jeux olympiques de la cuisine.

« Nous avons montré au monde que « travailler en cuisine avec des instruments aiguisés ne signifie pas que l’on doive s’entre tuer « , dit Yacoubian à Israël 21C. Je suis fier et heureux d’avoir réussi à faire passer ce message.

Les quatre chefs (de gauche à droite), Imad Shourbaji, Sarkis Yacoubian, Charlie Fadida, et Johnny Goric.

Les hommes ont triomphé en dépit du fait qu’à leur arrivée, ils se soient aperçus que la cuisine qu’ils avaient réservée à l’avance n’existait pas.

Sur le point de rentrer chez eux, ils ont trouvé le chef du restaurant d’un l’hôtel qui leur a donné libre cours à sa cuisine, en dehors des heures de travail ainsi qu’à la buanderie de l’hôtel au sous-sol pour les travaux de préparation.

« Nous avons utilisé la cuisine du restaurant quand tout le monde dormait, parce que nous devions présenter nos aliments à cinq heures du matin», raconte Goric. « Nous avons eu deux heures pour présenter les plats avant l’ouverture de l’exposition au public de 11 heures du matin à 7 heures du soir. Ensuite, nous les avons repris après qu’aient été annoncés les gagnants. Nous avons fait la même chose pendant quatre jours. Cela a vraiment été difficile, mais la réussite n’est due qu’au long travail qu’une équipe doit fournir.  »

Goric, Shourbaji et Fadida ont remporté chacun une médaille d’or pour leurs plats froids et les tapas. « J’ai fait un plat de saumon avec cinq terrines de saumon dans des styles différents, et des tapas pour six personnes- deux froides et deux chaudes», rapporte Goric, un résident de 37 ans, de Jérusalem-Est.

Yacoubian, âgé de 51 ans et le plus ancien du quatuor, a reçu un diplôme d’honneur pour sa sculpture de chevaux sauvages en massepain en deux dimensions, recouverte d’un « manteau peint » de chocolat blanc et noir.

Une des entrées primée réalisée par l'équipe multiethnique israélienne.

« J’avais l’habitude d’enseigner aux handicapés et je leur ai appris que la cuisine ne réside pas seulement dans le fait d’ajouter d’épices ou de faire de la soupe. C’est aussi de  l’art, et vous devriez faire preuve de créativité », explique Yacoubian.

Grâce au restaurant qui leur a permis d’utiliser ses installations, le « Goût de la paix » a présenté un repas multiethnique aux panticipants après la compétition.

Toutes les dépenses de l’équipe ont été couvertes par un client personnel de Goric, l’Ambassadeur de Norvège près l’Autorité palestinienne. Au cours de sa carrière, Goric a préparé des plats pour le Roi Abdullah II de Jordanie, l’ancien président français Jacques Chirac, Shimon Peres, Yitzhak Rabin et Yasser Arafat.

«Espérons que ce ne soit que le début », dit Goric. « Nous voulons faire ensemble davantage de projets si nous obtenons plus de sponsors. » Pour être admissible à la Culinary World Cup, qui a lieu tous les quatre ans, le « Goût de la paix » a rejoint à la fois l’Association mondiale des Sociétés de Cuisiniers et l’Union des Chefs israéliens.

« Je pense que ces gars-là sont les meilleurs ambassadeurs pour la paix», dit Yacoubian de ses coéquipiers, qui sont tous des amis proches.

« Nous essayons d’aller de l’avant avec eux et espérons que nous pourrons faire plus d’activités ensemble pour montrer que dans la cuisine il n’y a ni  nationalité ni religion ;  nous ne sommes que seulement des humains qui peuvent parler les uns avec les autres pendant que nous cuisinons nos plats. »

Source : Israel 21c

Denzel Washington en vacances en Israël, pour soutenir les habitants de Sdérot

Le célèbre acteur américain Denzel Washington  est arrivé en  visite  touristique  en Israël, en compagnie de son épouse et actrice Pauletta. Le couple a visité le Mur des Lamentations et les autres Lieux Saints juifs et chrétiens. Après quoi, Denzel a gâté sa femme lors d’une séance de shopping dans une bijouterie de Mamilla. La star, âgée de 56 ans, venue en avion privé, a pris ses quartiers à l’hôtel David Citadel de Jérusalem.

 

Denzel Washington est connu pour ses films engagés comme Glory (qui lui valut l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle), Malcolm X et Philadelphia. Il est aussi réputé pour être le deuxième acteur Afro-Américain, après Sidney Poitier, à avoir remporté l’Oscar du meilleur acteur, pour son rôle de flic ripoux dans le thriller Training Day.

En 1977, il débute à la télévision avec le téléfilm Wilma. Il obtient ensuite son premier rôle dans le film « Carbon Copy » en 1981 et enchaîne avec « A Soldier’s Story » quelques années plus tard. En 1981, il enchaîne par la suite avec le téléfilm Flesh & Blood réalisé par Jud Taylor. En 1982, il apparaît dans la série télévisée St. Elsewhere. En 1987, il incarne Steve Biko un leader noir qui lutte contre l’Apartheid.

Denzel Washington ne s’arrête pas là. Il incarne un journaliste dans « L’affaire Pélican » en 1993 et épaule Gene Hackman dans « USS Alabama ». En 1998, il joue aux côtés d’Angelina Jolie dans « The Bone Collector ».  Le film « Training Day » voit Denzel Washington proclamé meilleur acteur de l’année 2002. Un an plus tard, il réalise son premier film « Antwone Fisher ».

Fort de son expérience d’acteur, il décide de passer à la réalisation en 2003 avec un premier long métrage intitulé Antwone Fisher qui raconte l’histoire d’un jeune noir de la marine américaine forcé de consulter un psychiatre de la Navy. Denzel Washington figure parmi l’un des plus grands acteurs afro-américains. Après avoir joué dans de nombreux films, il s’attaque désormais à la réalisation.

Denzel Washington est originaire de New York. Voulant tout d’abord devenir médecin, il suit des études de biologie puis s’oriente vers le domaine du théâtre où il joue des pièces classiques et contemporaines.

Denzel a prévu de rester dans l’Etat Juif encore une dizaine de jours. Il prévoit d’aller nager avec les dauphins à Eilat, d’aller flotter sur la mer morte, de faire la fête dans la ville qui ne dort jamais… Mais aussi d’aller soutenir les habitants de Sdérot qui reçoivent, de manière quotidienne, les missiles envoyées par le Hamas depuis Gaza. Hier, une roquette est tombée sur une école maternelle.

Ftouh Souhail – JSSNews

La pierre de Jérusalem : le patrimoine de la Ville Sainte

Fierté architecturale de la Ville Sainte, obligatoire pour toutes les façades depuis l’époque du mandat britannique, la pierre de Jérusalem est la signature garante de l’unicité et de la préservation de la ville. Il ne s’agit pas seulement d’une préoccupation stylistique : l’histoire et l’archéologie de la ville sont étroitement liées à l’extraction et à l’usage de la pierre de Jérusalem.

Immuable symbole d’éternité, la pierre véhicule depuis des siècles l’identité de la ville de Jérusalem en lui donnant un caractère unique dans tout le pays. Comment ne pas évoquer les pierres des Murailles, témoins des soubresauts de l’histoire, ou encore les pierres du Mur Occidental, vivants vestiges d’une prière millénaire… Cette pierre de calcaire, pâle et lumineuse, est employée dans la construction de la ville depuis les temps les plus anciens.

De nombreuses carrières ont toujours existés à Jérusalem : bien avant le mandat britannique, la pierre était utilisée comme la pierre locale bon marché. L’étude des strates géologiques a révélé que la pierre se formait naturellement dans cette région depuis l’époque du Cénomanien (il ya a environ 95 millions d’années). La ville de Jérusalem est née de ses propres pierres, blocs travaillés par ses habitants comme en témoigne les restes de nombreuses carrières de pierres près du Yemin Moshe, dans la vallée de la Géhenne ou encore là ou se trouve l’actuelle gare de bus de Jérusalem-Est et le « Garden Tomb » à l’extérieur de la porte de Damas.

Cette pierre aux multiples reflets de couleurs allant du doré au rosé en passant pour la couleur sable ou blanc-crème, possède des caractéristiques exemplaires : elle se présente en minces couches de calcaire, faciles à extraire et à travailler.

En outre, elle durcit au contact de l’atmosphère devenant très résistante. Belle et durable, lumineuse comme de l’or au coucher du soleil, la pierre de Jérusalem est devenue un élément de construction des plus prisé, employée depuis l’Antiquité pour les bâtiments nobles ou publics comme en témoigne les restes du Palais d’Hérode à la porte de Jaffa, les murailles de Soliman le Magnifique ou plus tard l’hôtel King David. Aujourd’hui, toutes les façades des maisons de la ville doivent en être recouvertes – y compris les toilettes publiques et les stations services -, conformément à une loi propre à la Municipalité de Jérusalem. L’ordonnance remonte à 1920, à l’époque du mandat britannique et du gouvernement de Sir Ronald Strorrs. Elle a été mise en vigueur avec le plan d’aménagement de Sir William Mac Lean, ingénieur de la ville.

Interviewé par le quotidien Haaretz le 15 octobre 2010, le géologue à la retraite Ithamar Euphrate est spécialisé dans les matériaux de construction de l’Israël Ancien, particulièrement les différents types de pierres. La ville de Jérusalem, selon lui, est « enracinée dans des milliers d’années d’exploitation des carrières de pierres, pratique qui remonte aux premiers habitants de la cité ». La pierre est le patrimoine de Jérusalem, un patrimoine à protéger et à préserver.

Ithamar en explique la réglementation : « Généralement, l’exploitation des carrières de pierres est un processus mécanisé qui a lieu dans le désert pour lequel une autorisation est nécessaire. Vous pouvez obtenir une autorisation d’exploiter à condition de présenter un plan d’aménagement du territoire ». La pierre est protégée mais selon Ithamar, il s’agit en fait « d’une substance commune constituée de calcaire ou de roche sédimentaire carbonatée appelée dolomie, formée à partir les dépôts marins que l’on trouve naturellement dans cette région qui était sous la mer il ya a quelques 90 millions d’années ». Si pendant le mandat britannique les qualités esthétiques de la pierre de Jérusalem ont été appréciées, l’idée d’en faire l’élément de construction indispensable de la ville existait déjà.

Ithamar rappelle comment les premiers Jérusalémites de l’histoire construisaient leurs maisons de cette même pierre qu’ils exploitaient à l’intérieur de la ville employant le trou principal de la carrière comme une citerne pour recueillir l’eau de pluie. La pierre a aussi contribué à la richesse de la ville puisque les habitants n’ont pas eu besoin de transporter ou d’exporter des matériaux de construction. « C’est une chance pour une ville que d’exploiter des carrières dans ses propres jardins » souligne Ithamar.

Aujourd’hui, la pierre de Jérusalem est employée également dans le monde entier comme symbole de l’identité du peuple juif. Elle a été utilisée dans la construction de différents centres de la communauté juive, à San José au Costa Rica par exemple, ou encore pour des écoles Juives ou de nombreuses synagogues aux Etats-Unis. Le Mémorial de l’Holocauste à Miami est aussi tout entier construit en pierres de Jérusalem. Dans un autre style, une église pentecôtiste de Sao Paulo au Brésil a commandé 8 millions de pierres de Jérusalem pour construire la réplique du Temple de Salomon ! Le syndrome de la pierre de Jérusalem est né…

L’architecture de Jérusalem depuis 1948 (en anglais)
L’architecture de la nouvelle ville datant de ma période du mandat britannique
L’Architecture pendant la période ottomane tardive

Le Houmous

Le houmous est présent sur toutes les tables israéliennes, il est même ancré dans la culture nationale. En voici le secret, très facile…

Ingrédients :
200 grammes de pois chiche cuits (en conserve)
1 gousse d’ail
1 cuillère à soupe de Tahini
1 cuillère à soupe d’huile d’olive
1 jus de citron
Sel et poivre

Préparation :

1. Mettre les cinq premiers ingrédients dans un mxeur et mélanger jusqu’à obtention d’une consistance presque lisse (vous devrez peut-être ajouter une cuillère à soupe d’eau en plus ou bien quelques jus de citron pour la délayer).

2. Assaisonner et mettre dans un contenant hermétique et réfrigérer.

Betehavon…