180.000 palestiniens soignés en Israël en 2010

Les dilemmes humanitaires sont un problème récurrent en Judée-Samarie. Une attaque terroriste contre des soldats de Tsahal et plusieurs islamistes sont blessés. Est-ce qu’un soldat de Tsahal doit être appelé pour soigner le terroriste ? Un bâtiment est sur le point de s’effondrer à Ramallah, personne ne peut sauver tout le monde sauf les soldats d’Israël:  faut-il y aller ? Faut-il mettre en péril la vie des soldats ou faut-il attendre que la Croix-Rouge accepte la mission en prenant le risque de perdre un temps précieux ?

Pour Israël, la réponse à ces questions est claire. Selon la Division des affaires médicales, le lieutenant-colonel Michael Kassirer, « Le traitement de la population palestinienne est d’abord et avant tout une obligation morale et professionnelle pour chacun d’entre nous ». Devons-nous les traiter ? Il n’y a aucun débat à ce sujet. Mais que faire pour les palestiniens qui ont besoin de soins sur le long terme ? Et où sont les organisations internationales dans tout ça ?

Afin de commencer à répondre à ces questions, une conférence spéciale sur le thème de la médecine humanitaire a eu lieu le lundi (22 novembre), à l’hôpital Hadassah de Jérusalem. Les commandants et les médecins ont assisté à la conférence afin de parler et d’expliquer la réalité du terrain.

« Jusqu’à Septembre 2000, un résident de Ramallah aurait pu prendre sa voiture et conduire jusqu’à l’hôpital Ichilov de Tel-Aviv » a expliqué le Général de Brigade Alon Nitzan. « Mais à partir de Septembre 2000, nous avons vécu sous un état de terreur. Des centaines des juifs et de palestiniens ont été tués. Les combats ont eu lieu au cœur des villes, dans des endroits où les combats prenaient place côte à côte avec des civils, dans des conditions difficiles et avec une capacité limitée d’évacuation. Nous n’avons pas pu pratiquer la médecine au-delà du minimum. En ces jours, nous étions au bord d’une crise humanitaire. »

Mais aujourd’hui, dit-il, la situation est différente. Grâce aux nombreux efforts des deux côtés, la stabilité a été rétablie. La médecine est une partie intégrante de Tsahal. Dans la réalité d’aujourd’hui, nous sommes obligés de faire beaucoup plus que le minimum.

Au milieu des voix israéliennes, celles de palestiniens venus témoigner. Parmi eux se trouvait le Dr Tawfik Nasr, directeur de l’hôpital Augusta Victoria à Jérusalem et coordinateur de tous les hôpitaux de Jérusalem-Est. « J’ai préparé un discours académique, » dit-il avec un sourire d’excuse, «  alors pardonnez-moi s’il n’y a pas beaucoup de politique dedans. »

« Le système de sécurité palestinien est composé de deux centres : celui du gouvernement palestinien et celui des organisations internationales. Dans le secteur on compte 25 hôpitaux du ministère de la santé et 30 hôpitaux de différentes organisations internationales. Le défi majeur pour les services médicaux, c’est l’accessibilité », explique t-il. « Comme le commandant de la Division l’a dit, les jours où l’on pouvait conduire librement à Ichilov ne sont plus. Nous sommes confrontés à des difficultés dans le transfert des patients, du personnel et du matériel médical. Dans de trop nombreux cas, se déplacer librement n’est pas possible. Mais malgré ces difficultés, il existe aussi de nombreux succès. » Puis, il cite comme exemple le cas de patients venant de Gaza à Jérusalem, pour être traités sur une période de trois à quatre mois. « Ils reçoivent une autorisation spéciale leur permettant de rester en Israël afin qu’ils n’aient pas à aller et venir et sont logés dans un hôtel particulier sur le mont des Oliviers. Toutes ces choses sont en fin de compte coordonnées par l’administration civile israélienne. Par conséquent, je tiens à saisir cette occasion pour vous remercier. Il est particulièrement important pour moi d’exprimer ma profonde gratitude à Dalia Basa, qui est responsable de toute cette organisation. »

« C’est un travail de 24 heures par jour et qui dure 7 jours par semaines. Il y aura toujours des incidents médicaux. La santé n’est pas quelque chose où l’on peut imposer un couvre-feu ou que l’on peut geler. Je suis disponible en tout temps. Même le Chabbat, même à 3 heures du matin si nécessaire. Il y a un contact constant entre moi et les médecins des deux côtés, les ambulanciers et les patients eux-mêmes. »

Et, aussi incroyable que cela puisse paraître, pas moins de 180.000 palestiniens sont entrés en Israël pour recevoir un traitement. « En fin de compte, c’est une expérience enrichissante » explique Dalia Basa. « Il y a des gens qui me voient dans la rue ou dans les hôpitaux, qui entendent mon nom et me disent «Vous avez sauvé la vie de mon fils». Lorsque vous arrivez à la maison en fin de la journée et faites le point sur votre vie, vous savez que vous a sauvé des vies. Vous savez que vous a fait beaucoup de bien. »

Source: Dover IDF – Adaptation et analyse, Jonathan-Simon Sellem – JSSNews
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2 réponses à “180.000 palestiniens soignés en Israël en 2010

  1. Voilà une leçon de Vie….la dignité d’Israël

  2. ISRAEL devrait communiquer un peu plus avec ce genre de données que nous ne verrons jamais dans la presse française ! il devrait y avoir un budget pour acheter des pages de journaux important dans le monde et l ‘ écrire ,  » noir sur blanc  » !

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